Le travail de Zoé Hulot Gardé s'alimente du glanage et de la collecte de fragments quotidiens : archives, objets, images, récits et souvenirs. Nourrie par la « petite mémoire » chère à la démarche de Christian Boltanski, elle explore cette notion comme une matière vivante, où l'intime devient le point de départ d'une réflexion collective sur la transmission, le territoire et les transformations de nos paysages. La designeuse conçoit des objets dont l'usage oscille entre fonction et narration, invitant chacun·e à construire sa propre lecture. Ses projets donnent une voix à ce qui risque de disparaître et interrogent la manière dont les objets deviennent les gardiens silencieux de nos histoires. Zoé Hulot Gardé envisage le design non pas comme un simple moyen de conserver la mémoire, mais comme une manière de la remettre en récit et d'en transmettre un fragment.